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Abattage des loups dans le Ventoux, le recours de la LPO et FERUS rejeté.

Le tribunal administratif de Nîmes a rejeté le recours en référé de la LPO ainsi que de l’association FERUS. Ces deux associations avaient déposé un recours contre un arrêté préfectoral autorisant l’abattage de deux loups dans le Ventoux. Les deux associations ont tenté par tous les moyens de s’opposer à cette décision, en vain. On peut d’ailleurs se demander ce que la LPO vient faire dans cette bataille… La réponse est simple, la LPO depuis sa prise en main par Bougrain-Dubourg a perdu son âme et ses racines, elle n’est plus qu’une n ième association anti-chasse, anti- élevage, elle a rejoint le camp des extrémistes.

Le recours rejeté par le tribunal administratif

L’arrêté en question autorise l’abattage de deux loups dans le secteur du Ventoux. Les tirs de prélèvement permettent de tuer des loups loin des troupeaux et hors action de prédation quand les attaques et les prédations ont atteint un niveau tel que l’activité pastorale est en danger.

Face à l’augmentation des populations de loups et au désarroi des éleveurs, le préfet à jugé bon d’autoriser ce tir de régulation suite aux données scientifiques et techniques recueillies par l’ensemble des acteurs de la gestion environnementale et agricole. Ces décisions ne sont pas prises à la légère, elles répondent à un véritable besoin et tentent d’équilibrer, de trouver une solution, pour un système (élevage) qui subit trop de dégâts aujourd’hui.

La LPO et FERRUS s’insurgent

Les deux associations s’insurgent, cependant. Dans un communiqué publié ce vendredi, elles dénoncent une « surenchère destructrice et inutile« . Incroyable ! Quelle insulte au éleveurs et aux bergers ! Ce sont eux qui sont dans la surenchère destructrice et inutile ! La ré-introduction du loup n’était pas nécessaire et les conséquences sont destructrices pour l’élevage, le pastoralisme et la biodiversité.

Deux conceptions de la nature s’affrontent. Celle des adeptes du ré-ensauvagement qui rêvent à un retour à une nature vierge et intacte, où l’homme n’intervient plus. Sauf pour importer du soja afin de le transformer en aliment de substitution à la viande issue de l’élevage… Les deux sujets sont évidemment liés, bien que les associations militantes le nie.

Et il y a ceux qui ne veulent pas balayer d’un revers de main négligent quelques millénaires de cohabitation entre nature et homme, qui ne veulent pas voir certains métiers disparaître, qui savent que nos paysages européens sont un savant mélange de nature sauvage et de terroirs façonnés par l’homme. Il faudrait se résoudre à voire disparaître les prairies alpines, les bocages normands, vendéens, bourbonnais ?

Le loup, puisqu’il est de nouveau présent grâce aux efforts discrets (et illégaux) de certains, doit être cantonné aux parcs nationaux et doit de nouveau avoir peur de l’homme dès qu’il en sort ; il en va de la survie de notre élevage et de notre modèle agricole. Il y a une énorme hypocrisie chez les défenseurs du loup qui se veulent aussi les adeptes des circuits courts en alimentation. La fin de l’élevage en France signifierait l’importation de viande de l’autre bout du monde avec un bilan carbone déplorable et des méthodes d’élevage parfois discutables.

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