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Tous à la hutte ce week-end !

Samedi, entre 600 et 800 chasseurs se sont rassemblés à Saint-Valery-sur-Somme à l’appel du collectif  « Chasseurs en colère » afin de réclamer le droit de pratiquer leur passion, la chasse du gibier d’eau. Partagés entre colère et espoir d’être entendus, ce regroupement a été organisé afin de faire modifier les arrêtés malgré l’interdiction de rassemblement. Face à cet attroupement la préfète a répété que les contrôles continueraient.

Une situation tendue.

Les mesures prises ces derniers jours exaspèrent les chasseurs de gibier d’eau. Pour contester ce qu’ils considèrent comme une injustice, ils se sont rassemblés à Saint-Valery-sur-Somme, pour faire entendre leur voix. En parallèle certains irréductibles ont continué de se rendre dans leur hutte, ce qui a entrainé, le vendredi matin des contrôles des à Noyelles-sur-Mer par les gardes de l’office français de la biodiversité. N’ayant pas été entendus et face au maintien des contrôles les chasseurs se sont rassemblés de nouveau ce samedi sur le parking d’entrée de ville de Saint-Valery-sur-Somme. Ils étaient 600 selon les forces de l’ordre, présentes aussi en nombre (80 gendarmes mobilisés), entre 700, 800 ou même 1 000 selon le collectif Chasseurs en colère.

La colère monte.

« On veut bien accueillir les gens l’été, mais vivre notre passion quand ils sont partis », a exprimé Nicolas Lottin, ex-conseiller général, président de l’association des chasseurs de la baie de Somme et président de l’Unacom, l’Union nationale des associations de chasseurs d’oiseaux migrateurs face à la foule de chasseurs. Avant de poursuivre, « dans les huttes de chasse, tout le monde a pris ses dispositions pour les conditions sanitaires » afin d’éviter la propagation du Covid-19. Ces déclarations relevées par le Courrier Picard tentent de raisonner le monde politique assez désorienté face à la situation. On interdit les rassemblement mais on autorise les battues alors que la chasse du petit gibier et/ou gibier d’eau se passe généralement seul. «Chasser dans de vastes espaces naturels ou à deux dans une cabane, c’est sans risque », selon Nicolas Lottin. Les chasseurs espèrent être entendu après ce regroupement et attendent donc que les politiques prennent des décisions en faveur de leur pratique.

 

 

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