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Qui veut la peau de l’agriculture française ?

Nous avons dans plusieurs articles parlé des énormes dégâts que subissent les agriculteurs à cause des corvidés et des pigeons. Le statut des corvidés varie d’un département à l’autre ; dans certains ils sont classés ESOD, dans d’autres, non, ce qui rend la régulation impossible. Les dégâts qu’ils causent ne sont pas indemnisés et pour les agriculteurs, il s’agit de pertes financières parfois substantielles et d’une perte de temps importante quand il faut resemer des champs complets.

Les mesures d’effarouchement ne fonctionnent pas et sont parfois considérées comme des nuisances (canons effaroucheurs) par les voisins. La protection par filets est onéreuse et peu efficace ; il ne reste donc que les tirs de régulation mais encore faut-il que ces oiseaux soient classés ESOD, ce qui ne peut être fait que si les dégâts sont déclarés et atteignent un seuil minimal. La procédure est donc fastidieuse et sans garantie de succès. De plus, le classement est valable pour une période de trois ans. L’exaspération des agriculteurs est à son comble dans certains départements. On les comprend !

L’association Crow life.

Mais saviez-vous qu’une association dénommée Crow life a pour but de les protéger, de soigner les corvidés malades ou blessés, de les réintroduire et de faire du lobbying pour leur que les pouvoirs publics leur accorde le statut d’animal protégé ? Elle les présente comme « des êtres pensants et sensibles, ce qui les rend si semblables à l’homme… »

Pourquoi un nom en anglais ? Est-ce pour mieux capter les subventions européennes et les dons de groupes américains ?

Bien entendu cette association est très liée à l’ASPAS comme le montre son conseil d’administration :

– Marc Giraud, Porte-Parole de l’ASPAS, Naturaliste, Ecrivain
– Philippe de Grissac, Ornithologue, Vice-président LPO France, directeur de la Réserve Naturelle Nationale des sept Iles
– Amobé Mévégué, Journaliste, producteur audio-visuel, ex-secrétaire Général de l’ONG H2O, président de la Fondation MOBADAY
– Arielle Moreau, avocate en droit de l’environnement
– Eric de Romain, délégué ASPAS, ex-président du Collectif des ONG Françaises d’Environnement-Développement, ex-vice-président du Comité 21

Et voici quels sont les objectifs de cette association :

  • Contribuer à la recherche et à la production de connaissances sur les modes de vie et facultés cognitives des corvidés;
  • Étudier les représentations des corvidés dans les cultures et les sociétés et leur évolution;
  • Accueillir et échanger avec des scientifiques travaillant sur le même champ de recherche;
  • Opérer des actions de sauvetage;
  • Se constituer en centre de soins ayant pour objectif le ré-ensauvagement et la relâche;
  • Offrir un sanctuaire aux oiseaux non relâchables (imprégnation, handicaps);
  • Mettre en oeuvre après évaluation, des actions concourant à la protection des corvidés in situ et/ou ex situ;
  • Mener des actions de lobbying et émettre des propositions juridiques visant à assurer la protection des corvidés et l’évolution de leur statut;
  • Agir en justice pour la défense des intérêts qu’elle protège devant toute juridiction, française, européenne ou internationale.

Je rappelle que le premier nom de l’ASPAS fut « l’association Union des victimes de la chasse et de leurs nuisances » et que cette dernière a son siège social à Strasbourg pour pouvoir bénéficier du droit alsacien-mosellan sur les associations à but lucratif.

Une question légitime se pose alors. Qui veut la mort de l’agriculture française ?

Les grands prédateurs artificiellement réintroduits causent des pertes telles à l’élevage extensif et au pastoralisme que certains éleveurs et bergers envisagent de renoncer.

La protection des corvidés est maintenant le nouvel objectif des mêmes personnes et des mêmes associations.

Le ré-ensauvagement aurait donc pour objectif de libérer les espaces occupés par l’agriculture afin de faire de la place aux futures réserves et « forêts primaires ».

Quand on sait que ces associations diverses et variées sont souvent (comme le montre le schéma ci-dessous) financées par de grands groupes américains qui élaborent des « viandes » et autres aliments de synthèse, on peut alors légitimement se demander si ces activistes ne sont pas les « idiots utiles » de ce que le capitalisme peut produire de pire…

 

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