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Nos amis les amis des animaux… Magouilles et mensonges.

Il faut croire que le printemps n’est pas propice qu’à la végétation ; les pétitions des associations, groupuscules et autres regroupements de zozos se multiplient. C’est fou ce qu’ils arrivent à faire de bruit avec si peu de personnes ; rappelez-vous « l’énorme mobilisation » visant à perturber une battue aux renards dans le Sud-Ouest de la France il y a peu : 1 participante !!!

Si leur présence sur le terrain est presque inexistante, ils sont par contre très actifs sur les réseaux sociaux et sur internet.

Leurs armes favorites sont les pétitions (recueillant toutes des dizaines de milliers de signatures, merci les robots !) ; le lobbying auprès des pouvoirs publics, du monde enseignant ; les appels aux dons (il faut bien vivre…) et le mensonge et la manipulation éhontée de données et de chiffres.

Nous avons droit en ce moment à des pétitions contre :

  • l’ouverture anticipée au 1er juin ;
  • le déterrage ;
  • la présence de mineurs à la chasse ;
  • la chasse à la glu ;
  • la chasse de soi-disant espèces protégées (il faudrait qu’ils apprennent à lire les documents de l’UICN).

La liste de ces associations et collectifs serait trop longue mais nous pouvons citer les plus actives ou les plus médiatiques : fondation Brigitte Bardot, ASPAS, One Voice, LPO, 30 millions d’amis, L 214 …

Elles ont toutes en commun quelques caractéristiques qui devraient faire fuir les véritables amis des animaux : financement obscur pour certaines, subventions publiques (nos impôts) pour beaucoup, gouvernance opaque et souvent sujette à critiques internes voire à de véritables guerres de direction.

Il faut savoir que 42 milliards d’euros de subventions sont accordées chaque année par l’État et les collectivités locales à 250.000 associations. (Source le Figaro). Bien entendu, il n’y a pas que les associations dites de protection animale qui en bénéficient mais elles en font partie. Rappelons-nous que la France est astreinte à la règle de 3% maximum de déficit budgétaire et que cela représente 70 milliard d’euros…

A ces subventions il faut ajouter le fait que beaucoup de leurs salariés sont en « contrats aidés » ce qui veut dire que l’employeur bénéficie d’aides publiques (à ajouter aux subventions directes).

Pour continuer de vous mettre de bonne humeur je me suis penché sur certaines de ces associations :

L 214 : c’est une PME de plus de 60 salariés qui s’est placée, pour des raisons fiscales, en association loi 1908. Ce statut spécifique au droit local alsacien-mosellan confère à l’association un droit d’opacité sur ses opérations financières et plus particulièrement sur son financement. Il permet également aux membres du conseil d’administration de récupérer les fonds de l’association lors de sa dissolution et de permettre des opérations lucratifves ce qui n’est pas possible en association loi de 1901.

Alors qu’elle dit ne vivre que de dons, on relève qu’elle a bénéficié d’importantes subventions publiques (62 300 euros en 2017). Surtout, elle n’a jamais fait état, dans sa communication, des financements étrangers qu’elle reçoit.

L214 a bénéficié de financements de deux associations américaines : l’HUMAN LEAGUE (2016) et l’OPEN PHILANTHROPY PROJECT de Georges Soros (1 350 000 dollars en 2017). Ces deux fondations américaines financent directement et indirectement des entreprises et des start-ups qui développent des projets de viande artificielle. Cette alliance avec des acteurs économiques étrangers ayant un intérêt évident à l’affaiblissement du marché de la viande en France est un véritable acte « d’intelligence avec la concurrence » !

De plus L 214 n’hésite pas à s’allier avec certains groupes de la grande distribution comme le groupe CARREFOUR qui a utilisé L214 en 2015 et 2016 à des fins commerciales pour le moins discutables dans le bras de fer qui l’opposait à son principal fournisseur, DANONE.

Cette alliance contre-nature entre une association supposée militante, transparente et le principal groupe de distribution français montre que L214 n’hésite pas à servir des intérêts économiques privés lorsque cela permet de remplir ses caisses. Ces chiffres et faits sont issus d’une étude intéressante de Jamil Abou Assi, consultant en intelligence économique et co-auteur de Ecoterrorisme (Tallandier, 2016).

One Voice : les spécialistes du lobbying et de l’entrisme. A titre d’exemple sachez que la faculté de Rennes 2 ouvrira à la rentrée un diplôme universitaire consacré à la condition animale. Deux membres d’associations de défense animale, Dominic Hofbauer, salarié de L214 et Arielle Moreau, avocate pour l’association One Voice, donneront des cours, à la rentrée, dans cette formation universitaire dédiée à l’éthique animale. Un député local monsieur Le Fur, s’est ému de la propagande animaliste au sein d’une université publique (encore nos impôts…). La réponse fut : « ce n’est pas de la propagande mais de la science. »

LPO : quelles sont les ressources de nos amis de la LPO ?

  • 55% de fonds privés : adhérents, dons, legs, abonnements aux revues, partenariats…
  • 45% de fonds publics : ministère de l’Ecologie, Europe, Régions, collectivités locales.
  • En 2015, l’Etat français a octroyé 2.422.280 euros de subvention à la LPO. Le conseil régional d’Ile-de-France a donné 77.731 en 2015. La LPO reçoit aussi des aides de l’Union européenne (Life, Interreg, Feder…)

Eux aussi savent faire du lobbying, leur leader était récemment invité par l’évêché de Lyon (sic) pour parler de protection animale…

SPA de Paris : Après la cour des comptes, c’est au tour de l’Agence française anticorruption (AFA), créée fin 2016 et rattachée aux ministères des Finances et de la Justice, de s’intéresser à la Société protectrice des animaux (SPA). Comptes opaques, pas d’appel d’offres pour certains contrats, une entreprise de communication, désignée sans appel d’offres, avait touché 450 000 euros depuis décembre 2013.

Suite à plusieurs rapports de la cour des comptes, une administratrice provisoire, Maître Lebossé a été chargé de sa gestion pendant 3 ans et demi. Le remède fut pire que le mal. Un article du canard enchaîné relate qu’elle a ponctionné au profit de son cabinet dans les comptes de l’association plus d’1,2 million d’euros ainsi que plusieurs centaines de milliers d’euros versés à différents cabinets amis.

30 millions d’amis : émission de télévision célèbre, c’est aussi une entreprise florissante pour le plus grand bénéfice de sa présidente et peut-être un peu moins pour les animaux. Grâce à son statut de « fondation » reconnue d’utilité publique, avec un unique petit refuge, Réha Hutin arrive à capter chaque année plus de 10 millions d’euros de dons et de legs. Chez 30 millions d’amis, 30 % seulement des sommes collectées sont reversées à différents refuges indépendants au bon vouloir de son indéboulonnable présidente. Le reste part dans des actions de « sensibilisation du public », de « frais d’appel à la générosité du public » et des «réserves financières» sans pouvoir savoir si la société de production de la femme d’affaires propriétaire de la marque touche une partie du pactole (sa société PRO TV ne publie plus son bilan depuis 2005).

ASPAS : Ne nous attardons pas sur leurs campagnes de communication qui font plus appel à l’émotion qu’à la raison mais voyons plutôt comment cela fonctionne en interne…

J’ai trouvé un blog qui décrit le fonctionnement interne de cette association. En voici quelques extraits extrêmement édifiants :

« L’ASPAS apparait n’être qu’une vaste combine de journalistes en mal de reconnaissance où les uns et les autres cherchent à en virer d’autres. Cette association n’existe que par ses apparences, ses communiqués de presse et ses actions judiciaires. De son financement, nous ne savons rien sauf qu’officiellement elle n’est pas subventionnée. Mais alors qui finance ? Des entreprises privées ? Ou alors les avocats engagés le font gratuitement ? Combien de membres ? »

Voici des extraits d’une lettre d’un ancien président d’ASPAS au sujet du fonctionnement si peu démocratique de l’association :

« Pour la survie de notre association, qui était une des plus belles de France, je demande solennellement à chacun des membres de l’ASPAS d’exiger la tenue d’une vraie Assemblée générale délibérative. Je vous demande, en toute logique démocratique et en l’absence de débat, de refuser d’approuver tous les documents qui vous seront soumis dans le cadre d’une assemblée générale « par correspondance ». Pierre Athanaze, président de l’ASPAS de 2008 à 2014.

Extrait d’une lettre d’un autre dirigeant : « Je souhaite rajouter à ce message que ce qui ressemble beaucoup à un putsch associatif est organisé et piloté par Marc Giraud, aidé de son bras armé Grégory Delorme. M Giraud n’en est pas à son coup d’essai. Il a déjà fait la même chose à l’ASPAS en 2001 lorsqu’il a fait tomber Gérard Charrolois qui en était président. »

 

Voilà, c’était un peu long mais il est toujours bon d’ entrer dans les détails car il paraît que c’est là que le diable se cache.

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