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Loup tué dans les Vosges : les éleveurs peuvent de nouveau dormir tranquille.

Article rédigé par Kévin Grenot, délégué grand Est LMR (Le Mouvement de la Ruralité).

Mercredi 23 septembre vers 1h30 du matin un loup a été abattu sur la commune du Val D’Ajol (70), à la limite du département des Vosges (88). Ce tir s’est effectué après que les préfectures de ces deux départements aient pris des dispositions quant au tir de défense aux alentours des exploitations.

Il n’en fallait pas moins pour faire bondir les écologistes locaux qui voient en ce tir la destruction de toute l’espèce. Pourtant, il apparaît nécessaire d’apporter quelques précisions quant au contexte :

Ce loup a attaqué à lui seul en moins d’un an pas moins de 22 troupeaux, composés d’ovins, mais également de bovins, ce qui n’est pas signe d’un comportement normal. Le tir de défense est intervenu au lendemain d’une attaque sur un veau directement dans l’étable de l’éleveur et pendant une attaque sur un troupeau de vaches laitières.

Il apparaît que ce tir était plus que nécessaire, déjà pour stopper les attaques sur les troupeaux et rendre un peu de quiétude aux animaux domestiques et aux éleveurs, mais aussi et surtout pour ne pas laisser ce loup solitaire manifestement anormal se reproduire.

Les défenseurs de la cause du loup crient au manque de dispositifs d’effarouchement, mais un élevage n’est pas une prison, les animaux ont besoin d’air frais, et il n’est pas envisageable de fermer toutes les étables pour un seul loup.

On s’interrogera sur les habitudes alimentaires de ce prédateur, pourquoi s’approcher si près de l’homme et aller jusqu’à rentrer dans une étable pour se nourrir ? Pourquoi ne pas chasser les ongulés sauvages, comme les chevrillards encore chétifs à cette période, ou encore les marcassins ? Pourquoi ce grand prédateur ne joue-t-il pas son rôle supposé dans la régulation des espèces sauvages ?

Il est souvent reproché aux animalistes de trop humaniser les animaux, mais je me permets à mon tour d’échafauder une réponse : le loup comme l’homme préférera toujours manger un repas qui court moins vite que lui et surtout qui ne risque pas de le blesser. Aussi, deux solutions s’offrent à notre pays, supprimer les élevages ou continuer à opérer des tirs précis pour détruire certains spécimens de loup aux comportements déviants. Pour ma part et pour le bien de nos campagnes, je choisis sans réserve la deuxième solution !

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