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Le loup, de retour dans le massif du Bugey ?

Le loup est-il de retour dans le Bugey ? Cela ne fait aucun doute pour les éleveurs ovins de l’Ain. Cet été, de nombreuses attaques ont eu lieu dans le secteur. Depuis quelques jours, le prédateur fait de nouveau parler de lui après avoir attaqué des troupeaux. Une situation qui inquiète les éleveurs qui s’estiment sans solution face à cet animal.

Canis Lupus implanté dans l’Ain

Durant l’été, 35 brebis  ont été tuées ou euthanasiées sur les plans d’Hotonnes et 24 à Cleyzieu en octobre. Ces attaques sont la conséquence de la présence du grand prédateur dans le département. Il y aurait plusieurs individus car des attaques simultanées sur Cleyzieu et Armix ont eu lieu, ne laissant aucun doute.

La dernière attaque subie sur la commune de Cleyzieu concerne une brebis qui s’était mise à l’écart pour agneler. En plus d’un enclos électrifié, il y avait un feu pour dissuader l’éventuel prédateur, mais rien n’y a fait. A Hostiae ce sont trois brebis qui ont été retrouvées mortes vendredi 30 octobre puis quatre jours après à Thézillieu même constat, 4 brebis et un agneau ont fait les frais du prédateur malgré la présence de deux patous et d’un enclos de 4 ha.

L’expansion du loup ne s’arrête plus.

L’animal ne cesse d’étendre son territoire sur le sol français. Les experts nous signalent la présence du loup sur les deux tiers du territoire. Comment expliquer cette dispersion ? L’explication officielle est la propension des meutes à se réguler. Lorsque les loups sont trop nombreux dans une meute, les plus jeunes sont chassés. Ainsi sachant que cet animal est capable de parcourir des centaines de kilomètres, on peut observer la présence d’individus dans plusieurs départements. Même si aucune meute n’est officiellement constituée en dehors du Jura et des Alpes, l’OFB relève 97 zones de présence permanente dont 5 nouvelles, identifiées entre mai et octobre 2019.

Les connaisseurs et spécialistes doutent beaucoup de cette explication qui jette un voile pudique sur les ré-introductions volontaires de certains adeptes du ré-ensauvagement. Autre sujet de polémique, le nombre de 590 loups annoncé officiellement serait bien en deçà de la réalité. Quel est le but poursuivi par les auteurs de lâchers ? Tuer l’élevage, le pastoralisme et la chasse pour que la nature soit désertée par ces empêcheurs de financiariser en rond ? Y a-t-il un lien entre cette volonté de handicaper l’élevage et les investissements dans la « viande » de synthèse ?

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