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Non aux ayatollahs, oui à l’intelligence. Le premier ministre dans la Somme.

Des réserves naturelles en harmonie avec leur environnement humain.

Le premier ministre Jean Castex s’est rendu dans une réserve naturelle près d’Amiens le samedi 22 août, pour y aborder notamment les enjeux d’écologie et de développement durable. Il a déclaré lors de cette visite que « La conciliation entre la préservation de la biodiversité et des activités économiques et humaines, agriculture, tourisme, développement économique, chasse, pêche, est possible ». Nous ne pouvons qu’approuver cette déclaration pleine de bon sens et de pragmatisme ; nous espérons que Barbara Pompili, qui participait elle aussi à cette visite, a pris des notes…

Christophe Lépine, président de la Fédération des conservatoires d’espaces naturels (FCEN) interviewé par France Info à cette occasion abonde dans son sens et estime qu’il s’agit là d’une approche « constructive ».  Le discours de monsieur Lépine est intéressant, posé et mesuré. On sent que sa vision de l’écologie et de la préservation des espaces naturels est le fruit d’une longue expérience de terrain et d’un respect de l’homme qui a façonné ces milieux. En voici quelques extraits significatifs :

  • « le choix d’aller voir un site d’un conservatoire d’espaces naturels, c’est de montrer qu’effectivement, l’écologie n’est pas forcément un problème. »
  • « les ayatollahs, c’est bien gentil, mais ce n’est pas ceux qui font avancer. »
  • « nous, on est des gens constructifs au cœur des territoires et on peut proposer des vrais projets avec tout le monde, que ce soit avec les chefs d’entreprise, les agriculteurs, les chasseurs, les pêcheurs, le développement touristique. »

La totalité de cette interview est à lire ici :

https://mobile.francetvinfo.fr/politique/jean-castex/gouvernement-de-jean-castex/biodiversite-les-ayatollahs-c-est-bien-gentil-mais-ce-n-est-pas-ceux-qui-font-avancer-defend-le-representant-des-conservatoires-d-espaces-naturels_4082259.amp?__twitter_impression=true

Des résultats catastrophiques pour les « réserves de vie sauvage ».

Cette intelligence et ce respect des hommes est à l’opposé de ce que d’autres veulent nous imposer de manière totalitaire. Le mot totalitaire n’est pas trop fort ; il suffit pour s’en rendre compte de lire certains tweets de Marc Simoncini (un des 3 parrains du RIP du clown Clément), tweets dans lesquels il avoue que convaincre les gens sera facile, « le viral c’est notre métier ». Traduction : nous allons lancer la machine de propagande et manipuler l’opinion. Il devrait vendre des lessives !

Mais le monde rural et ses acteurs se révoltent contre une idéologie et ses promoteurs qui veulent imposer leurs fantasmes d’adolescents attardés. Le retour à la nature sauvage et inviolée, les grandes forêts primaires où s’ébattent des animaux et leurs prédateurs… Pas d’intervention humaine, pas d’agriculture, pas d’élevage, pas de chasse, pas de pêche…

Selon Madline Rubin : « Au grand Barry dans le Diois (Drôme) par exemple, certaines espèces végétales poussent spontanément, on y voit aussi les arbres pousser, vieillir. Ces arbres donnent leur pleine capacité : capter le CO2, fabriquer de l’oxygène, permettre le gîte et le couvert à des multitudes d’insectes, d’oiseaux, de petits mammifères » Extraordinaire ! Il suffisait que l’ASPAS arrive pour que les arbres poussent et vieillissent ! On croit rêver.

Elle ajoute ensuite : « Par contre, quand la nature est contrainte par des pratiques pastorales, agricoles ou de sylviculture, on ne voit pas tout ça ». Mais c’est faux madame Rubin ! Les espaces naturels gérés par les chasseurs sont nombreux en France, ils totalisent une surface d’environ 60 000 ha et se portent très bien ! Les estives de montagne où paissent les troupeaux sont des espaces qui, grâce aux moutons, ne se ferment pas et permettent à des espèces comme le coq de bruyère de se développer. La fôret française est privée à 75% en France et donc exploitée et c’est dans cette forêt que les espèces animales se développent de manière tout à fait harmonieuse. Il suffit de constater l’augmentation des populations des grands ongulés, des castors dans les rivières souvent gérées par les associations de pêche et des chamois en montagne avant l’arrivée du loup.

Le discours de la grande prêtresse de l’ASPAS est mignon, on croirait du Walt Disney mais la réalité rattrape vite ces dangereux zozos et cette réalité n’est pas très « vendable » ; à tel point que la communication quant aux résultats de ces réserves est assez discrète. Ce n’est pas grave, nous allons nous en charger pour eux !

Les résultats sont catastrophiques dans et autour des espaces acquis grâce à la naïve générosité des donateurs. Le domaine de Rosanbo en Bretagne et celui de Valfanjousse dans le Vercors mais aussi la propriété de Luc Besson dans l’Eure en sont des exemples emblématiques. Un autre cas révélé récemment aux Pays-Bas crée un scandale dans ce pays.

En Bretagne les agriculteurs situés autour du domaine de Rosanbo sont excédés par les dégâts que causent les centaines de sangliers qui se réfugient dans ce qui est devenu une porcherie à ciel ouvert. Ils ont manifesté à plusieurs reprises leur mécontentement et en appellent au préfet pour régler ce problème. La réponse des gestionnaires du domaine est typique du mépris qu’ils vouent aux agriculteurs : « vous n’avez qu’à vous clôturer ! » Les clôtures comme solution aux problèmes qu’ils ont créé. Belle leçon d’écologie. Quid des corridors et des continuums écologiques ???

Dans le Vercors, la clôture de Valfanjousse n’est plus hermétique et certaines espèces non autochtones risquent de s’échapper et de poser des problèmes à la faune locale ; les sangliers y pullulent et y sont nourris par ces amateurs dangereusement incompétents. La préfecture les a mis en demeure de réparer l’enceinte au plus vite.

Dans l’Eure, les cerfs qui trouvent refuge chez Luc Besson sont responsables de tels dégâts que la FDC lui a intenté un procès afin de le contraindre à participer au financement des indemnités. La FDC a perdu en première instance mais nous espérons que l’appel soit jugé rapidement et de manière plus raisonnable.

Aux Pays-Bas, la politique de « retour à la nature » mise en place par le gouvernement néerlandais dans la réserve naturelle Ostvaardersplassen s’est soldée par un terrible échec selon plusieurs associations, après la mort de centaines d’animaux. Plus de moitié des grands herbivores de la réserve – des cerfs élaphes, des chevaux konick et des aurochs de Hecks – ont dû être abattus, car ils mouraient tout simplement de faim. La population est ainsi passée de 5230 individus à 1850. 90 % des animaux ont été tués par balle, avant qu’ils ne succombent à la famine, comme l’indique un rapport officiel accablant. La nature ne s’auto-régulerait donc pas ? Ce pays est aussi celui qui gaze des milliers d’oies sans que la LPO ne s’insurge alors qu’elle trouve que la capture à la glu de quelques appelants est intolérable de cruauté. Je leur rappelle la définition du mot cohérence : liaison, rapport étroit d’idées qui s’accordent entres elles ; absence de contradiction.

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