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Les mensonges de l’ASPAS à propos des sangliers.

Le média internet Brut vient de diffuser une courte vidéo dans laquelle il s’intéresse aux sangliers, aux causes et conséquences de l’augmentation de leur population.

S’y expriment : Thierry Chalmin de la FNSEA, Nicolas Rivet, directeur de la FNC et Marc Giraud, porte-parole de l’ASPAS.

Les interventions de messieurs Chalmin et Rivet sont intéressantes et pleines de bon sens ; par contre celle du porte-parole de l’ASPAS est, sans surprise, un tissu d’âneries et de contre-vérités. Ces associations animalistes dites de protection de la nature sont bloquées dans une propagande digne de celle des états totalitaires. Ils répètent en boucle les mêmes mantras et slogans en espérant qu’ils finiront par rentrer dans la tête des gens qui ne connaissent ni la chasse, ni la nature ni l’agriculture.

Pour l’ASPAS la prolifération des sangliers est due aux chasseurs et pour les 3 raisons suivantes : ils ont fait disparaître leurs prédateurs ; ils les élèvent pour les relâcher et ils les nourrissent (agrainage). Faisons vite un sort à ces trois énormes mensonges :

Les chasseurs ne sont pour rien dans la disparition des grands prédateurs à la fin du XIX ème siècle, il faudrait quand même pas nous accuser de tous les maux de la terre !

Oui, il existe des élevages de sangliers en France. Ils sont de deux types : certains pour la filière alimentaire donc pas pour la chasse ; d’autres, en effet, pour être relâchés en enclos de chasse mais pas dans la nature, c’est interdit !

Quant à l’agrainage, il sert à éloigner les sangliers des cultures en les cantonnant le plus possible en forêt, c’est ce que l’on appelle l’agrainage dissuasif.

L’augmentation des populations de sangliers n’est pas due aux chasseurs, c’est un phénomène mondial dû à des facteurs climatiques et aux changements de types de cultures en France. Les hivers sont plus doux il y a donc une faible mortalité chez les jeunes et il y a de meilleures glandées en forêt ; résultat les laies font maintenant 3 portées en 2 ans.

L’ASPAS dans son immense sagesse et du haut de son incomparable compétence propose, pour résoudre ce problème, un plan en 3 étapes :

  1. l’effarouchement avec canons à gaz et la protection des cultures avec des clôtures électriques
  2. la stérilisation en masse des sangliers
  3. intensifier le retour des prédateurs (loups et ours).

Oui, vous avez bien lu, ce sont les mesures proposées par l’ASPAS !

Combien de milliers de kilomètres de clôtures électriques faudrait-il pour protéger l’ensemble des champs, pâturages et jardins en France ? Qui va payer ? Qui va les poser ? Les agriculteurs ont autres choses à faire. Qui va en assurer la maintenance ? Car il faudra les entretenir ces clôtures. C’est un aspect que les adeptes du ré-ensauvagement oublient toujours. Pour protéger des troupeaux du loup, certaines associations proposent aux éleveurs d’installer des clôtures ; ils viennent, en posent (souvent mal) quelques mètres en présence de médias complices, s’en vont et ne reviennent pas. Résultat, quelques mois après, la végétation a repoussé, les piquets sont tombés, elles ne servent plus à rien. Quant à l’effarouchement, il suffit de demander à un agriculteur ce qu’il pense. IL va vous dire que c’est aussi efficace que pour les corvidés, cela fonctionne 3 jours puis les animaux s’habituent. De plus, cela importune les voisins et comme certains néo-ruraux ne supportent pas le moindre bruit qui pourrait déranger leurs grasses matinées, cela entraînera des conflits de voisinage à n’en plus finir.

La stérilisation comme moyen éthique de gérer une population animale ? Ce genre de discours fait froid dans le dos, on croirait entendre certains adeptes de l’eugénisme le plus extrême. Cela faut aussi penser aux romans de Huxley et Orwell qui nous avertissait du risque de l’avènement d’un monde terrifiant, déshumanisé, froid et soumis à la dictature de minorités prétendant faire le bien de l’humanité.

Quant à réintroduire les grands prédateurs pour protéger l’agriculture, il faut être de bien mauvaise foi pour oser le dire. D’abord parce que les éleveurs risquent de ne pas être d’accord (litote) mais un des buts de ces zozos n’est-il pas de détruire l’élevage pour laisser la place aux viandes de synthèse ? De surcroit, tout naturaliste sait que les sangliers ne sont pas les proies favorites des loups. Ce dernier est un prédateur opportuniste qui préfère les proies faciles. Même dans des zones sans élevage comme les grandes étendues de Sibérie et de l’Ouest américain, le sanglier n’entre que pour une infime part dans le régime alimentaire du loup. Tout le monde s’accorde à dire qu’il y aurait entre 1,5 millions et 2 millions de sangliers en France, combien de loups faudrait-il pour arriver au résultat des chasseurs qui en tuent 750 000 par an ?

L’ASPAS ne rate décidément aucune occasion de démontrer son incompétence et son ignorance crasse.

 

Pendant ce temps-là… – 31 juillet 2020

"La première cause de prolifération des sangliers, ce sont les chasseurs."Ils causent de nombreux dégâts. En France, 750 000 sont tués chaque année. Mais pour les associations de protection des animaux et les agriculteurs, si les sangliers prolifèrent, c'est surtout à cause des chasseurs eux-mêmes…

Publiée par Brut sur Vendredi 31 juillet 2020

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