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Les chasseurs, acteurs bénévoles au service de l’environnement.

Un article récent de La dépêche (voir le lien en bas de l’article) dont le titre laissait présager le pire s’est en fait révélé très intéressant. Il souligne le rôle méconnu des présidents de sociétés de chasse et loue le travail discret mais indispensable de ces présidents qui se dévouent bénévolement pour faire vivre nos ACCA et AICA. Le journaliste a interviewé Didier Merle, président de l’ACCA de Fronton qui semble être un modèle du genre.

Bénévole, diplomate et gestionnaire.

Ce retraité est multi cartes puisqu’il préside une ACCA, une AICA et un GIC ! Il souligne dans cette interview que la chasse proprement dite n’est qu’une toute petite partie du temps qu’il investit bénévolement au profit des ces trois structures. Il fait remarquer que ses sociétaires et lui passent bien plus de temps à gérer les espèces, entretenir et restaurer les habitats de la faune en lien avec les agriculteurs, traiter les dossiers de dégâts de la grande faune, et aussi et surtout à jouer les diplomates avec certains habitants.

Il constate que les néo-ruraux ne connaissent ni les modes de vie de la campagne ni les règles qui régissent la chasse. Il faut donc rencontrer, expliquer et encore expliquer… La phrase souvent entendue « la nature est à tout le monde » peut exaspérer car ce n’est pas vrai et il faut dire et redire que cette nature est en général constituée de propriétés privées et que les chasseurs acquittent un droit pour y chasser !

1000 heures de travail collectif bénévole sur le GIC

Lorsque Didier Merle parle de l’investissement de ses chasseurs dans l’environnement de quoi s’agit-il concrètement ? Rappelons que le GIC représente 500 chasseurs pesant plus de 1000 heures de travail collectif, ce qui permet, notamment aujourd’hui, de restaurer des mares (une trentaine à ce jour) mais aussi, de replanter et de créer des haies favorables à la biodiversité en partenariat avec le lycée agricole d’Ondres.

Grâce aux relations nouées avec les exploitants agricoles et les propriétaires, les chasseurs de Didier Merle ont valorisé 60 ha de terrain en jachère dédiée spécifiquement à la faune endémique des espaces agricoles. Ces cultures à destination du petit gibier, permette d’y trouver une abondante nourriture, de se cacher des prédateurs et de se reproduire. Ces actions dédiées à la faune chassable ont des répercutions importantes pour la biodiversité générale. Toutes les espèces en bénéficient et cela est plus que positif. Didier Merle conclue, « Chasser ? Si on fait les comptes, c’est là qu’on passe le moins de temps ».

https://www.ladepeche.fr/2020/10/23/la-face-cachee-des-acca-9157691.php?fbclid=IwAR054lNa5Y9O-Gwwx_cRzG70zMD3BnNX_cofVv-cvNGp9E7t20qvgXNmcZI

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