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La vénerie fait la une de la presse.

Jamais la presse n’avait autant parlé de vénerie que depuis le RIP animaux et la proposition de loi de quelques députés. En règle générale, la presse, donne dans les clichés sans se donner la peine de faire sérieusement son travail et préfère participer à la curée par paresse ou militantisme. Il est donc assez agréable de lire quelques articles qui sortent de l’ordinaire comme ceux du Point et de France Info nouvelle Aquitaine.

Dans le dernier numéro du Point, Thibaut Déléaz interviewe Antoine Gallon, le responsable de la communication de la société de vénerie. Antoine Gallon montre la réalité de la vénerie d’aujourd’hui : 390 équipages, 10 000 pratiquants, 100 000 suiveurs, 25% de femmes (la vénerie est plus féminisée que la chasse à tir). Il montre aussi que ce mode de chasse est le plus naturel qui soit puisqu’il ne met en jeu que l’animal et une meute de chiens. Il souligne aussi la confusion savamment entretenue par les animalistes à propos du « bien-être » animal et insiste sur la distinction qui doit être faite entre animaux de compagnie, animaux de rente et animaux sauvages. Quant à « l’affaire » du cerf de Compiègne, il fait remarquer avec justesse que « le lotissement en construction à Compiègne où s’est réfugié le cerf, c’était la forêt il y a cinq ans. »

Qui de l’urbanisation ou de la chasse menace le plus la faune sauvage ? La réponse est évidente mais pour les activistes d’AVA, la chasse n’est que l’alibi pour se lancer dans un discours à propos de la lutte des classes que ne renieraient pas Lénine ou Trotsky.

https://www.lepoint.fr/societe/la-chasse-a-courre-c-est-le-cycle-de-la-nature-04-10-2020-2394744_23.php?fbclid=IwAR2VmvOfbjEReARIt1jCAWsS5QWgJlTQZ0_GiWD5oKWTe71xQHkk_jYVyKk

Photo : société de vénerie.

Autre article intéressant, celui de France Info nouvelle Aquitaine qui s’intéresse à la présence de la vénerie dans le Limousin. Le journaliste est allé interroger Jean Philippe Guillemet, agriculteur qui possède l’équipage de le « brande des tailles ». Le journaliste note que la chasse à courre est très développée en Creuse et Haute-Vienne. On y compte une douzaine d’équipages dans ces deux départements. On chasse tout autant le petit que le grand gibier : chevreuil, sanglier, renard, lièvre ou le lapin. Il constate que ce loisir ne suscite que très peu de polémique en Limousin, les habitants acceptent la pratique dans leur grande majorité. L’article fait aussi référence à un livre de deux sociologues très connus pour leurs travaux sur la grande bourgeoisie et l’aristocratie, Michel Poinçon et Monique Poinçon-Charlot. Étonnement, ceux-ci ont un regard mesuré et presque bienveillant sur cette chasse. Ils constatent que la vénerie transcende les classes sociales : « Quand la chasse est lancée, les classes sociales disparaissent, et quand elle se termine, l’entre soit social reprend ses droits. Il est question de vie et de mort. Et ici, personne ne renie la mort. »

https://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/chasse-courre-coutume-assumee-limousin-1879328.html

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