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En Saône-et-Loire la préfecture annonce des mesures contre les attaques du loup

Le loup ne cesse de faire parler de lui en Saône-et-Loire ces dernières semaines. C’est 44 ovins tués et 15 de blessés depuis le 25 juin annonçait la préfecture dans un précédent article. Au total c’est 12 troupeaux qui ont subi l’attaque du grand prédateur dans neuf communes.

Les lieutenants de louveterie mobilisés

Les éleveurs dont les troupeaux ont subi des attaques du loup ont été contactés par la direction départementale des territoires (DDT). L’objectif de ce contact est « d’assurer une prise en charge rapide des pertes et les informer des possibilités de bénéficier de la mise à disposition gratuite d’équipement de protection de leurs troupeaux. »

La préfecture a annoncé qu’une réunion va être organisée dans les prochains jours en présences de la DDT et des éleveurs afin de « compléter et préciser les informations délivrées et répondre à leurs interrogations. Il en sera de même des élus des communes concernées, le 13 août afin d’être pleinement informés sur le sujet. »

Une autre réunion s’est tenue le 3 août, lors de celle-ci, la DDT, le directeur adjoint de l’OFB et des représentants de la chambre d’agriculture étaient réunis.  A l’issue de celle-ci, la préfecture a annoncé la décision de mobiliser les 16 lieutenants de louveterie du département de Saône-et-Loire. Cette décision permettra la mise en place de tirs d’effarouchement pour éloigner le prédateur mais aussi d’établir une fiche réflexe à destination des éleveurs qui seraient confrontés à une attaque de grand prédateur et informer les éleveurs.

Ces mesures sont aujourd’hui mises en place afin de rassurer et soulager les éleveurs. Cependant, lundi, au vu de la situation insupportable des éleveurs, le maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, a écrit au Premier ministre, Jean Castex, pour demander une régulation plus sévère concernant le prédateur. Les tirs d’effarouchement ne sont pas efficaces, les louvetiers ne peuvent passer toutes leurs nuit auprès des troupeaux et ils sont sous équipés.

Encore une fois ce sont les éleveurs qui font les frais de la volonté d’une minorité d’adeptes du ré-ensauvagement et d’admirateurs du loup. L’agriculture française doit-elle être menacée par ces zozos ? Il faut vraiment se demander si le loup a aujourd’hui sa place hors des parcs nationaux compte tenu des dégâts qu’il cause. Il faut aussi se demander si son statut lié à la convention de Berne ne doit pas évoluer.

Ci-dessous, le communiqué de la préfecture :

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