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Aussi belle soit-elle, lorsque la vague bleue déferle sur un champ les dégâts sont importants

Des pigeons ramiers ravagent des cultures

Le sanglier n’est pas le seul animal à faire des dégâts sur les parcelles agricoles. À Amiens, privés de nourriture en plaine, les pigeons ramiers se sont installés sur des parcelles maraîchères. Désemparés, les professionnels voient leurs pertes s’accumuler.

Énormes dégâts

Le chiffre est tout simplement impressionnant, les maraîchers ont perdu, depuis le mois d’avril entre 30 et 40 % de leurs cultures à cause des pigeons ramiers venant se nourrir sur les parcelles. Cette perte représente jusqu’à 2 000 € par mois. C’est une marée bleue qui vient recouvrir chaque jour ces champs de radis, choux, salades. Il s’agit d’une situation inédite due à la crise sanitaire que nous venons de vivre.

Il est très important de rappeler une nouvelle fois que les dégâts engendrés par l’avifaune (corvidés; colombidés) ne sont pas pris en charge, ni remboursés, comme le sont les dégâts réalisés par le grand gibier. Il y a donc un véritable problème avec ces espèces.Pour une prise en charge des oiseaux il faut qu’ils soient classés ESOD. Dans un précédent article nous expliquions la méthode d’attribution et de classement lors de la CDCFS. Les agriculteurs subissent des pertes de rendement, de temps, d’argent. Sans parler du découragement lié à la destruction de leur travail.

Protection, oui mais …

Pour éviter les attaques à répétitions certain ont opté de couvrir, avec un filet, leurs cultures. Un maraîcher s’est exprimé  » ça nous revient quand même à 2000 euros l’hectare. Donc, pour couvrir toute ma surface, il faudrait 5 000 à 6 000 euros de filet.« 
Malheureusement, malgré cette installation protectrice, les pigeons continuent de picorer à travers les mailles.

L’autre solution envisagée et souhaitée, serait d’obtenir l’autorisation de la préfecture pour les chasser. Pour certains maraîchers, c’est le seul moyen efficace de lutter contre ce fléau. Face à la problématique des dégâts, chasseurs et agriculteurs doivent se serrer les coudes.

En Bretagne les agriculteurs deviennent fou ! Dans 20minutes, dépité, Hervé Sarrazin s’est exprimé « J’ai tout essayé. Le canon, les cages, les épouvantails. J’ai fini par rouler dans mon champ en voiture deux fois par jour avec mon père pour les effrayer ». Les effarouchements ne fonctionnent pas, plus ! Les agriculteurs en appellent à l’aide et craignent que la situation ne se renouvelle en septembre au moment de semer le blé. « Il faut agir, sinon, on court à la catastrophe ».

 

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