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Confinement, l’exaspération des chasseurs.

Cet article pourrait aussi s’appeler : « chasseurs au bord de la crise de nerf » tellement ces derniers jours ont été riches en rebondissements.

Le confinement, acte 2.

L’annonce du re-confinement par le Président de la République a fait l’effet d’un coup de tonnerre chez tous les chasseurs. Confinés au meilleur moment de la saison ! Premier mouvement de mauvaise humeur, beaucoup ont demandé à être remboursés de leur validation annuelle. Ce remboursement n’est évidemment pas possible et, s’il l’était, il ne pénaliserait que les fédérations et personne d’autre. Le sacrifice financier est important pour beaucoup d’entres nous, il est compréhensible de se sentir floué mais l’intérêt général doit primer et chaque président de société de chasse fera, j’en suis certain, ce qu’il faut pour que ce sacrifice soit le plus léger possible. Être président en ce moment n’est pas simple, soyons patients.

La circulaire.

Puis ce fut la circulaire de la secrétaire d’État, Bérangère Abba qui nous enjoignait de pratiquer des actions de régulation principalement sur le grand gibier et sur quelques autres espèces pouvant occasionner des dégâts mais en laissant liberté d’appréciation aux préfets départementaux. Cette circulaire nous enjoignait aussi de tirer un minimum de 500 000 sangliers avant la fin de l’année… Et si nous n’y arrivons pas, que se passera-t-il madame la ministre ?

Cette circulaire nous rabaisse donc au rang de régulateurs… Non, merci madame la ministre, nous ne sommes pas des régulateurs mais des chasseurs. Ce qui nous plait dans la chasse, ce n’est pas de tuer des milliers de sangliers. Il serait trop long de vous expliquer la différence et je ne sais pas si vous seriez disposée à l’entendre. Est-ce le futur que vous réservez à la chasse française ? Si c’est le cas, nous nous en souviendrons au moment des élections, soyez-en sûre. Il faut d’ailleurs s’en souvenir avant toutes les élections. Les régionales approchent et tous les partis qui font alliance avec les verts doivent être considérés comme des partis anti-chasse. L’ami de mon adversaire devient mon adversaire. Les verts n’ont conquis certaines municipalités que grâce à des accords ressuscitant la « gauche plurielle ».  Ils entendent bien faire de même aux régionales.

Les conséquences.

La circulaire a conduit à de grandes disparités et à des incohérences. Que penser du préfet de Corse du Sud qui interdit cette régulation alors que celui de Haute Corse l’autorise ? Y a-t-il de telles différences entre les deux parties de l’île qui puissent justifier ceci ?

Que penser de la préfète de l’Aveyron qui autorise les battues de régulation les mardis, jeudis et samedis mais les interdit les dimanches alors que ce sont justement les dimanches qui  rassemblent le plus de chasseurs et permettent donc de pratiquer une régulation efficace ? Cette décision préfectorale est en opposition flagrante avec la circulaire du ministre qui nous enjoint de prélever 500 000 sangliers d’ici à la fin de l’année. C’est surprenant de la part d’un préfet… Est-ce une erreur ou un acte de militante anti-chasse déguisé sous les habits d’un arrêté préfectoral ? Une réaction madame la préfète Michel-Moreaux ?

Que penser de l’interdiction de la « chasse loisir » qui contraint les chasseurs de petit gibier à rester chez eux et crée des dissensions dans le monde de la chasse. Est-ce voulu ? Compte  tenu de la ministre en charge des dossiers, on peut penser que oui. J’aimerais dire aux chasseurs fort justement exaspérés par cette décision qu’il ne faut pas rentrer dans ce jeu pervers et se diviser. Il n’y a pas de chasseurs de grand gibier et de chasseurs de petit gibier. Il y a des chasseurs. Point. D’ailleurs nous pratiquons pour beaucoup les deux types de chasse.

Deux fédérations départementales ont adopté une attitude qui mérite d’être notée, les Landes et le Gers, qui, par la voix de leurs présidents de fédération, ont déclaré ne pas vouloir mettre en oeuvre cette régulation. Qu’en penser ? Pour certains c’est un geste de solidarité avec les chasseurs de petit gibier, principalement de gibier d’eau et de palombes dont on sait l’importance dans cette région. Mais quid des dégâts agricoles qui vont augmenter maintenant et ensuite puisque les sangliers, chevreuils et cerfs ne sont pas tirés ? Cela contraindra-t-il ces fédérations à faire comme celle de Meurthe et Moselle qui a annoncé ne plus traiter les demandes d’indemnisation pendant la durée du confinement ?

Nous n’avons pas toutes les réponse et, contrairement à certains qui ajoutent de l’huile sur le feu, nous garderons bien de juger et de condamner.

Il faut impérativement dépasser les mouvements de mauvaise humeur, penser à l’intérêt général et au futur. Si nous voulons que nos enfants et nos petits-enfants chassent, il ne faut pas faire le jeu des anti-chasse.

 

 

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