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« Privatisation de la forêt » ? Rétablissons la vérité.

L’affaire du cerf de Compiègne fait encore couler de l’encre. Cette fois-ci il s’agit de dénoncer la « privatisation de la forêt » par les veneurs. Que des opposants, tels ceux du tovaritch Stan d’AVA, emploient ce genre de vocabulaire tout droit tiré du manuel du parfait petit agitateur marxiste passe encore, nous serions déçus s’ils ne le faisaient pas mais que la presse dite sérieuse utilise ce genre de formule laisse dubitatif quant au sérieux et à l’impartialité des journalistes.

Comme nous l’avions fait à propos du cerf gracié par l’équipage, nous allons tenter de rétablir les faits et de montrer ce qu’il en est réellement.

La forêt domaniale de Compiègne.

Sa superficie est de 14400 Ha (ceinturée de 6000 Ha de bois privés), il s’agit d’une forêt domaniale donc du domaine privé de l’État.
Elle est louée de la manière suivante :
– 12 lots de chasse à tir (+1 lot réservé à l’ONF)  pour 1 jour par semaine pendant la saison
– 1 équipage de cerf 2 jours par semaine
– 1 équipage de chevreuil 2 jours par semaine
– 1 vautrait (équipage de chasse au sanglier) pour 6/8 attaques par an.

Ce qui est loué pour chasser à courre est un droit de chasse, pas une jouissance exclusive. La promenade y reste autorisée les jours de chasse à courre sur l’intégralité du massif. L’accès du public est accepté sur les chemins, toléré dans les enceintes (bien que l’ONF demande à ce que l’entrée dans les enceintes soit réduite au minimum pour des raisons de préservation de l’environnement).
Les véhicule à moteur sont autorisés sur l’ensemble du maillage routier sauf routes à barrières.

L’arrêté de la préfecture.

Que dit le fameux arrêté du préfet de l’Oise du 5 octobre 2018, repris par la nouvelle préfète pour la saison qui débute ?
– Il ne remet nullement en cause l’accès libre à l’intégralité des routes et chemins du massif pour les promeneurs.
– Il n’interdit que de pénétrer dans certaines parcelles clairement définies ; les chemins adjacents des dites parcelles restant praticables.
La lecture de l’arrêté fait ressortir très clairement les raisons et la cause pour lesquels il est pris. Il s’agit de sécurité au moment des abois, dans le nouveau contexte qu’est celui instauré par les actions des AVA qui, compte tenu de leur agressivité et leur méconnaissance du danger que peut représenter un animal sauvage, pourraient en cas d’abois s’interposer entre l’animal et les veneurs.
Il ne s’agit donc nullement d’une privatisation de la forêt.

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