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Chasseurs, agriculteurs s’investissent sur le terrain

Les chasseurs mettent à profit leurs connaissances, leur compétence ainsi que leur temps pour le bien-être de l’environnement et de la biodiversité. Mais ils ne sont pas seuls, dans certains départements, les agriculteurs s’investissent eux aussi pour la faune sauvage.

Honfleur, les chasseurs sur le terrain

Après des mois de confinement, les chasseurs de la basse Seine sont heureux de retrouver leur terrain de chasse. Rodolphe Domin, président de la réserve du conservatoire du littoral fait part de l’investissement et du rôle du chasseur dans l’association « Après le confinement, nous sommes retournés à la réserve qui appartient au conservatoire du littoral. Notre association, qui compte une centaine de chasseurs, a également pour rôle de nettoyer la réserve : refaire les allées piétonnes, couper les arbres tombés, remettre en état les sentiers, enlever les orties et les ronces, refaire les clôtures et nettoyer les mares naturelles, qui sont les points d’eau du gibier. ». Avant d’ajouter  » La chasse est une passion qui se transmet en famille. Elle permet aussi de réguler les populations de nuisibles et d’entretenir les zones forestières. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’à fin juillet. Avoir le permis de chasse est obligatoire pour donner un coup de main lors des nettoyages forestiers. ».

Côte d’Or, chasseurs et agriculteurs ensemble pour la faune sauvage

En plus des projets concernant le petit gibier, la Côte d’Or, par ses différents acteurs ruraux et environnementaux, tente de travailler sur les milieux. Ainsi, l’implantation de prairies temporaires sur le territoire du GIC ( Groupement d’intérêt cynégétique) de la Montagne en est un bel exemple.

Katia Daudigeos animatrice de la charte forestière de territoire, explique « La situation cynégétique sur le territoire de ce GIC montre une disparité dans la répartition de certaines espèces de grand gibier : sangliers et cervidés. Cette mauvaise répartition peut notamment engendrer des dégâts conséquents aux cultures. L’installation de clôtures de protection a certes empêché l’accès du gibier mais en a limité son déplacement ainsi que l’accès à des zones de gagnage. Du coup, la population de cervidés s’est déplacée en périphérie du périmètre du GIC, déplaçant, par la même occasion, les dégâts. ».

Ainsi, pour répondre à la problématique des dégâts et au cloisonnement des milieux (dû aux clôtures), 50 hectares de parcelles agricoles ont fait l’objet de deux types d’implantation. Dans un premier temps 30ha de cultures intermédiaires pièges à nitrates et dans un second temps 20 ha de prairies temporaires. Le GIC, s’est employé à rechercher des surfaces par l’intermédiaire des sociétés de chasse et sur la répartition sur le territoire. A coté, la FDC21 apporte son expertise technique et assure le contrôle du bon déroulement.

Stéphane Maître, technicien à la FDC21 fait part de son analyse et de sa vision positive du projet « Les prairies temporaires ont permis de rouvrir certaines zones clôturées en offrant ainsi des zones de gagnage supplémentaires, tout en favorisant la circulation du gibier sur le territoire. De plus, ces actions ont un effet bénéfique sur la biodiversité en ayant un impact positif sur une multitude d’espèces. ».

Le monde cynégétique et agricole s’investit toute l’année pour la préservation de la biodiversité, son suivi ainsi que son aménagement.

 

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