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André Métivier, dit « La Feuille », une vie de piqueux.

La chasse à courre déchaîne les passions, cette chasse traditionnelle est très souvent méconnue du public français. Dans cette pratique il existe des métiers, aujourd’hui, André Métivier, dit « La Feuille » témoigne du métier de « piqueux ».

« La Feuille », a été « piqueux » pendant 30 ans à Cheverny

Les « piqueux » sont peu nombreux, il s’agit aussi d’un métier très peu connu. Ce métier passionnant c’est celui de La Feuille, il l’a exercé durant trente belles années. Le « piqueux » c’est celui qui mène « l’équipage » pendant la chasse à courre et qui dirige la meute.

Dès son plus jeune âge Adré Métivier a été formé par ces anciens passionné, il a plus de 1200 chasses à son actif, prouvant la passion qui l’anime. Grâce à cette école de la nature que nous enseigne la chasse et nos aïeux, il savait, dès son plus jeune âge reconnaître une coulée de sanglier, il savait piéger un renard, dépecer un animal, tanner et vendre une peau, « Je connais toute la Sologne jusqu’à Orléans » témoigne-t-il dans le quotidien La Nouvelle République.

C’est au départ de « La Rosée », précédent piqueux de Cheverny, que le marquis Philippe de Vibraye est venu le chercher, « il m’a envoyé son chauffeur pour me proposer du travail » s’amuse-t-il. S’occuper des chevaux, préparer les chasses et surtout s’occuper de la meute composée d’une centaine de chien ce n’est pas une mince affaire en effet, il faut nourrir, soigner, dresser, presque tout faire. Parfois même devenir vétérinaire lorsqu’un chien a été blessé.« Si l’on veut compter ses heures, il faut faire un autre métier » explique-t-il.

Dans un premier temps, le valet de limier va « faire le bois », ainsi, tôt le matin, il part repérer si il y a une bête à chasse. Suite à ça, il fait son rapport au maitre d’équipage. Le piqueux une fois le rapport fait met « les chiens aux branches », c’est-à-dire sur la voie, ou sur la piste pour les plus novice. La chasse lancée, il informe les chasseurs avec sa trompe. Il y a plus de 60 sonneries ou fanfares codes pour passer les messages, comme le « bien-aller » pour dire que tout se passe bien, le « débucher » quand le cerf part dans la plaine, et il peut « sonner la vue » quand on aperçoit la bête.
Tout au long de la chasse il faut rester dans les effluves du cerf. La traque peut durer plusieurs heures. L’animal chassé est capable de mille ruses. Il peut revenir sur ses pas pour brouiller la piste, quitter la forêt, traverser des points d’eau pour faire perdre sa trace. La Feuille explique que « Prendre le cerf, c’est secondaire ; ce qui compte, c’est le travail des chiens. La prise de la bête est leur récompense»

Aujourd’hui à la retraite, cet éternel bon vivant, est toujours aussi actif. Il raconte avec passion son ancien métier, captive son auditoire avec une de ses nombreuses anecdotes, partageant ainsi le plaisir et le bonheur que l’on trouve au sein d’une chasse à courre. Cet engagement dans la défense de sa passion passe par sa belle communication.

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